Définition
La Bande Dessinée est une forme d'art (si vous n'êtes pas d'accord, libre à vous, mais vous feriez mieux de vous dépêcher, vous allez être en retard à la petite sauterie de Tatie Pethdur).
C'est un art graphique (basé sur les images) et littéraire aussi, en plus d'être sequentiel, que l'on appelle souvent BD (en acronyme) ou encore Bédé (en sonorisation de l'acronyme, je vous demande un peu). À la manière d'un bouquin, l'auteur y raconte une histoire, mais au moyen de petites images (souvent plusieurs par page, ce qu'on appelle des cases) accompagnées ou non d'un texte narratif, ou mieux, d'un complexe phylactériel obtenu par un procédé de goldfishisation, et qui donne l'impression que les personnages causent dans des bulles, comme des poissons - ce qui poussera les plus coincés à penser qu'il s'agit d'un genre puéril et abrutissant. Ces gens-là devraient sortir plus ou se dépêcher de sonner chez Tatie Pethdur (voir plus haut).
Pour la note culturelle, on attribue généralement son invention au genevois Rodolphe Töpffer, un beau matin de 1833 où il s'était levé du bon pied.
Étymologie
"Bande dessinée", parce que
- elle se compose de bandes qui sont dessinées - c'est bête, hein ?
- elle était d'abord imprimée par des fanas de cinéma, qui se nommaient entre eux la "Bande des Cinés".
Genres
La bédé possède diverses appelations selon le pays où qu'on cause d'elle :
- en France, c'est la bédé.
- en Amérique et en Angleterre, c'est les comics (pas toujours drôles).
- au Japon, on parle bien sûr des mangas (ou "images risibles", pfff).
- en Italie c'est les fumetti, depuis peu marqué sur les paquets de cigarettes en France.
- en Corée on parle de manhwa.
- en Ganassie ce sont les pictosher.
BD célèbres
Entre autres :
- Little Nemo, de Winsor McCay (un gamin rêve qu'il zigouille des dragons, qu'il vole sur la planète Mars ou que ses potes se mettent à fondre, puis il tombe de son lit à cause qu'il a trop mangé la veille.)
- Astérix, de Goscinny et Uderzo (un gaulois au gros pif qui sème le bazar dans la dictature romaine, comme au temps de De Gaulle.)
- Tintin, de Hergé (un jeune reporter qui conduit des fusées avec son chien et un pote barbu.)
- Donjon, de Lewis Trondheim et de Joann Sfar (un canard qui devient tout noir, comme Michael Jackson à l'envers, et qui devient le maître du Monde grâce à une épée qui brille dans le noir.)
- Barbarella de Jean-Claude Forest (une héroïne sexy autant que science-fictive qui a pas l'habitude de se laisser marcher dessus)
- Valerian de Jean-Claude Mezières -notez qu'il n'est pas necessaire de se prénommer Jean-Claude pour faire de la BD mais manifestement ça aide- (les aventures d'un agent spatio-temporel qui fait attention à ce que personne ne cause de paradoxes en voyageant dans le temps, accompagné de sa copine trop mignonne qui est en fait une licorne, mais si, si je vous jure c'est bien)
- MAUS de Art Spiegelman (une histoire hallucinante mêlant souvenirs de la Shoah et rapports difficile entre un fils et son père marqué pour toujours par l'horreur de la guerre. Ne pas se laisser tromper par les gentils personnages à tête d'animaux, depressifs s'abstenir)
- à compléter, merci. (ya beaucoup à mettre et c'est dur de rester objectif)
Bibliographie pas du tout exhaustive, loin de là
Quelques ouvrages qui ne pourront que vous enthousiasmer si vous vous interessez à la BD et son histoire, de près comme de loin :
- GROENSTEEN, Thierry, Asterix, Barbarella et Cie, Somogy edition d'Art, CNBDI, 2000
- EISNER, Will, La Bande Dessinée, un art séquentiel, Vertige Graphic, 1997
- MCCLOUD, Scott, L'art invisible, Vertige Graphic, 1994
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