Pas y toucher

Pas y toucher : opéra-bouffe en trois tableaux et deux statues. Musique d'Offenbach sur un livret de Balzac.

Résumé de l'intrigue

La scène se passe au musée du Louvre : la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace se moquent de la Joconde parce qu'elle est plate comme un garçon. Restée seule, la Joconde lance une terrible malédiction : elle condamne la Vénus de Milo à avoir les bras coupés et la Victoire de Samothrace à perdre la tête. Mais Eugène Delacroix caché dans les coulisses a tout entendu et modère cette malédiction. Si un être assez courageux pour étreindre les deux oeuvres d'art se présente à l'accueil, la malédiction sera levée. Le lendemain, la Joconde déguisée en guide à moustaches accueille un demi-car de choeur de Japonais. Elle leur interdit formellement de toucher à Koikeucesoi, une statuette vénézuelienne du XVème siècle avant l'ére de Rih I, ainsi qu'aux autres objets de la collection. Tandis que la Vénus de Milo essaye vainement de se mettre du rouge à lèvres et la Victoire de Samothrace de se recoiffer, la Joconde explique la symbolique des frises du Parthénon en hébreu pour éviter qu'on la reconnaisse. Mais son accent italien la trahit et elle est obligée de s'enfuir devant les Japonais qui veulent qu'elle chante la version andalouse de la Traviata. Dans la suite, l'amant caché de la Joconde, Napoléon III, apparaît en costume de bain. Il a décidé de noyer son amante. Pour ne pas laisser de Thrace, il pose une bombe au département des antiquités. Heureusement, Jack Lang apparaît et sauve la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace. Tous ensemble ils vont déjouer le plan machiavélique du méchant homme en le couvrant de mousse à raser fluorescente. Tout est bien qui finit bien et l'opéra se termine par un balai (parce qu'après toutes ces conneries, la scène était dégueulasse, évidemment).

Musique

Cette oeuvre doit la place prépondérante qu'elle occupe dans l'histoire de la musique en raison d'innovations importantes telles que l'utilisation du solo d'élastique de concert ainsi que de l'emploi particulièrement audacieux fait de l'agrafeuse à piston. Mais la principale caractéristique de cette oeuvre sur le plan musical est la difficulté technique de sa partie chantée. Avec ses airs de Pas y toucher, Offenbach révolutionnait de fond en comble l'art lyrique de son époque. On retiendra comme moments de bravoure l'air pour contralto aphone « j'ai perdu la tête », celui pour soprane enrhumée « Je reste de marbre », celui pour contrebasse chauve « Vite! Elle! Amante! à l'eau! », et le fameux air pour baryton bègue « les doigts dans le nez nez ».

Conception et représentation

On a beaucoup glosé sur la conception de cet opéra. Offenbach et Balzac se seraient rencontrés par hasard à la télévision sur le plateau de Marcel Proust. Les mauvaises langues assurent que cette rencontre avait été prévue de longue date comme un coup marketing par Endémol pour relancer la consommation de statuettes de la Joconde en pâte à modeler.
La première interprétation de l'oeuvre bénéficia d'un casting de choix : Jane Birkin pour la Joconde, Djamel Debouzze pour la Vénus de Milo (en recevant le livret et la partition, il se serait écrié « Qu'on me propose un tel rôle ? Les bras m'en tombent! »), Marie-Antoinette pour le rôle de la Victoire de Samothrace, Florent Pagnygny pour le rôle de Jack Lang et Grand corps malade pour Napoléon III, le choeur de Japonais étant interprété par des mineurs péruviens parce que cela coûtait moins cher et que le prix de la représentation était déjà suffisamment élevé comme cela.
L'opéra n'a connu qu'une seule représentation à l'opéra national de Ganassie, la direction d'orchestre étant assurée par Offenbach lui-même. Emportés par l'enthousiasme, les spectateurs démontèrent l'opéra pierre par pierre pour garder un souvenir de cette soirée mémorable. Depuis, les directeurs de salle de tout pays ont scrupuleusement suivi l'indication donnée par le titre en se gardant bien de toucher à cette oeuvre qui sentait le soufre.

Signification ésotérique de l'oeuvre

Derrière son apparence d'opérette inoffensive, Pas y toucher est une véritable bombe à retardement. L'histoire anodine, semble-t-il, de Balzac est en réalité la violente dénonciation d'un complot international. On sait que Balzac et Offenbach appartenaient à une société secrète maintenant disparue dont le nom demeure inconnu. Le personnage de la Joconde en particulier a attiré l'attention des égyptologues : ce serait une représentation allégorique de la réincarnation du Bouddha sous les traits de Marie-Madeleine déguisée en chasseur alpin (ce qui évidemment était en contradiction totale avec la doctrine professée par les principales religions). La Victoire de Samothrace, quant à elle, serait une preuve irréfutable que les soucoupes volantes existent et sont sur le point d'envahir les salons de thé qui ferment avant sept heures du soir. Les preuves établissant la véracité véridique de ces suppositions ont été évidemment détruites par la CIA et le KGB qui ont démenti cette interprétation audacieuse d'une des plus grandes oeuvres ésotériques de tous les temps avec le fut hanche en T.

Tag : Reste Art Oeuvre

Commentaires

alors là, bravo ! ça, c'est du loufoque bien saugrenu... ;-D
Pourquoi pas ?, le 2006-06-20 à 18h22

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